POUR QUI SONNE LE GLAS ? 7 novembre
La cloche sonne…
BRANCHEZ LES OREILLETTES
et continuez de pédaler !

Lieu : Château du Cre
Fontenay les Briis (Essonne)
date : 31 octobre 2009
place : 8e
souvenir : dépit & mortification …
Le parcours :
Un parcours fabuleux tracé dans un cadre somptueux… D’ailleurs, même le temps était radieux ! Sur ses terres, puisque le Château du Cre appartient au Comité d’entreprise de la RATP, l’US Métro Transports (assistée par le CSM Clamart) avait dessiné un magnifique casse-pattes qui alliait zones rapides, virages enchaînés, relances multiples, passages techniques (dévers, rondins, planches, pentes à dévaler ou à escalader…), passages étroits, généreuses plages de dépassement, prairies immenses et chemins propices à la vitesse… Le circuit était superbe mais par ailleurs tellement étendu et exigeant que je doute que ceux qui l’empruntèrent si « sportivement » purent apprécier longtemps sa grâce automnale.
Après un podium surprise,
Thomas fantasmait sur une victoire…
Encore que Thomas eut naturellement souhaité le contraire, il est dans l’ordre des choses que les courses se suivent mais ne se ressemblent pas… Après Morsang -- où en dépit d’un de ses départs aléatoires dont le sociétaire de l’US Créteil a le secret, le loustic s’était magistralement emparé de la seconde place -, c’est gonflé à bloc que le Minime est venu disputer le cyclocross de Fontenay les Briis. Encore que le loustic soit demeuré discret sur ses objectifs, je ne doute pas qu’après l’hallucinante et irrésistible remontée qu’il avait effectuée le week-end précédent, il se voyait déjà grimper sur la première marche du podium…
C’était oublier un peu vite qu’on ne s’improvise pas cyclocrossman et que réaliser une bonne prestation ne suffit pas à faire de vous un champion.
En piste les artistes !
En attendant de pouvoir mesurer son appétit de victoire à la maîtrise des experts du genre, Thomas est donc allé repérer le circuit en compagnie de Louis Richard, un autre néophyte enthousiaste… et de tous ceux qui voudraient se joindre à eux. Nos deux Cristoliens n’ont pas été déçus par ce qu’ils ont découvert ! car les responsables de l’US Métro avaient tracé un circuit vraiment fameux, long, varié, technique et physiquement très éprouvant ! S’il y en avait pour tous les goûts et tous les talents, la succession de tant de difficultés ne pouvait que favoriser les coureurs costauds et complets… Solide, Thomas l’était certainement, mais virtuose du dévers, du passage des planches ou aérien dans les voltiges, … certainement pas !
Un changement de discipline
induit un bouleversement des hiérarchies…
Le côté rassurant de cet échauffement fut de constater que si Thomas peinait dans les passages techniques, il était bien loin d’être seul dans ce cas. Comme lui, Maxime Le Meur (US 97 Villeneuvoise), toujours très à l’aise et dangereux dans les courses sur route, peinait à trouver ses marques en tout terrain… mais je n’évoque le cas de Maxime que parce que j’ignore les blazes et les frimousses de la quasi totalité des coureurs d’Ile-de-France ! La plupart des mômes que je voyais passer à l’échauffement en étaient réduits à faire ce qu’ils pouvaient. Au feeling !
A contrario, tout de même, puisque les bases techniques semblaient faire défaut à la plupart d’entre eux, la configuration du terrain et les difficultés inhérentes au pilotage sur l’herbe et sur la terre humide et glissante permettaient à d’autres cyclistes de tirer parti de leur gabarit, de leurs talents d’équilibristes, de leur sens des trajectoires, de leur acuité tactique, ou de la subtilité virtuose avec lequel ils changeaient de braquet… Ainsi, hors les quelques gars [Martin Oliveira (La Pédale fertoise), Sylvain Montana (Olympique CVO), Franck Verrier (US 97 Villeneuvoise), Rémi Campo (CC Igny Palaiseau) ou Thomas Kurtzemann (CS Dourdannais)] qui sont (presque) aussi à l’aise sur terre que sur route, pouvait-on remarquer quelques nouveaux talents que cette autre disipline permettait à mettre en avant tels Maxime Galois (US Métro) ou Rodolphe Orlikowski (Argenteuil Val-de-Seine 95) que je trouvais remarquable par la rageuse qu’il manifestait dans le moindre de ses engagements…

Aujourd’hui la course ne se jouera pas au départ
mais se perdra à l’usure…
Après avoir effectué un, puis deux et trois tours de circuit; après avoir testé le passage d’une butte raide et glissante vélo hissé sur l’épaule ou poussé à bout de bras; après avoir plusieurs fois franchi les planches et s’être essayé à la voltige, Thomas et Louis se mirent à roder autour de la ligne dans l’espoir que cela hâterait l’écoulement des minutes jusqu’à l’heure du départ mais aussi -- encore que celui-ci serait moins déterminant que sur d’autres parcours -- afin de tester leurs démarrages et de régler les départs du grand blond aux gros sabots, grand spécialiste des départs foireux s’il en est…
Plus le défi est important,
plus le challenge est excitant…
Après avoir réalisé un bon-départ-médiocre au cœur du peloton, Thomas ne put réaliser le « rapproché » qui lui eut permis de rester au contact des meilleurs afin de calquer son allure et ses attitudes sur les leurs, la seule tactique -- mimétique -- qui aurait permis à ce grand maladroit de ne pas laisser trop de champ entre lui et l’espoir de se classer…
Las ! Enfermé dans la meute, veillant à éviter les maladroits, à dépasser les explosifs déjà fatigués, tout à sa bagarre avec les rebelles qui refusaient de lui abandonner leur place, Thomas ne put empêcher ses plus dangereux adversaires de creuser un écart flagrant… Mais qu’importe, plus la distance se creusait et plus le challenge devenait intéressant, plus Thomas se sentait prêt à relevé le défi…
Thomas revient, chute et repart…
Au bout de quelque temps toutefois, Thomas Valadier s’était assez refait la cerise pour, après avoir passé nombre de ses concurrents, songer à revenir gentiment sur Martin Oliveira et Franck Verrier toujours trop devant à son goût… Tout à l’excitation de la chasse, Thomas finit cependant par commettre une erreur et chuta, ce qui le fit immédiatement rétrograder en cinquième ou sixième position. Ce n’était pas encore bien méchant mais, déjà contrarié de voir ses efforts diminué de tout le temps perdu à se remettre sur ses jambes, à réenfourcher sa machine et à lui redonner une dynamique, Thomas se rendit compte aussi que ses cocottes de freins avaient bougé et que sa guidoline se barrait. Cela ne manqua évidemment pas de le perturber, mais pas au point de l’empêcher d’y croire encore…
Deux néophytes qui assurent… chacun à leur manière !
Derrière, Maxime Le Meur -- archi prudent dans les zones techniques -- donnait sa pleine mesure dans les parties roulantes où sa puissance pouvait s’exprimer et lui permettait de rattraper les insolents qui l’avait passé dans les dévers et toutes les autres fourberies semées sur le parcours…
Plus à l’aise et lui aussi très costaud, Louis Richard se défendait également plutôt bien. Volontaire et pugnace, ce petit gabarit se débrouillait pour placer son VTT dans la première moitié du peloton ce qui, compte tenu du parcours, n’était évidemment pas un mince exploit.
Encore détendus et rigolards,
Cadets et Juniors explorent le parcours et
testent leur technique sur les passages les plus scabreux…
Pendant que les Minimes couraient, les Cadets et les Juniors qui allaient leur succéder tâtaient déjà le terrain. Le verbe haut, le ton détendu et rigolard, ils prenaient la mesure des difficultés qui les attendaient. Se glissant dans le fil du parcours où testant de diverses manières les passages techniques, ils commentaient leurs tentatives et leurs prestations réciproques. La tension ne viendrait que plus tard, lorsque le départ serait imminent…
Martin, Sylvain, Franck, Rémi… et les autres !
Mais tandis que leurs aînés s’échauffaient en faisant les marioles, les Minimes continuaient la lutte… et manifestement, ils ne se marraient pas ! La faute à Martin Oliveira (la Pédale fertoise) qui, appliqué, efficace et confortablement détaché, faisait une belle course. Obligés de forcer leur talent, Sylvain, Franck, Rémi, Thomas et les autres venaient derrière, éparpillés à sa traîne…
Une cloche surprise et ses incidences…
Dans le second tour, Thomas était cinquième et semblait bien parti pour terminer à cette place… mais il en alla tout autrement car, les commissaires ayant annoncé que les Minimes n’accompliraient que deux révolutions d’environ 10 minutes chacune, Thomas se donna à fond pour tenir à distance Maxime Galois (US Métro) qui venait derrière… sans pour autant se montrer inquiétant. Après avoir piqué un bon petit sprint pour le fun, il se releva pour franchir la ligne peinard et déjà en récupération…
Mais tandis que le commentateur annonçait les places que faisaient les coureurs qui franchissaient la ligne, la cloche annonçant qu’il restait encore un tour à courir retentit et si Rémi Campo fut surpris par cette saute d’humeur réglementaire, il était encore assez lucide pour ne pas stopper vraiment sa course tandis que Thomas Valadier, persuadé d’en avoir terminé, s’arrêtait… avant de devoir repartir moqué par le speaker.
Un peu dégoûté par ce qui venait de se passer, désarçonné par le fait de devoir fournir de nouveaux efforts alors qu’il avait calibré ceux-ci pour d’autres objectifs, Thomas fut tenté d’abandonner. Afin d’être classé, pour faire honneur au maillot, Thomas continua cependant, mais sans plus y mettre tout son cœur. Condescendant, persuadé que les « demi-portions » qui avaient profité du pataquès pour le passer ne méritaient pas qu’il s’épuise à leur poursuite, le coureur de l’US Créteil se contenta d’assurer afin de ne pas rétrograder davantage dans le classement…
la course continue,
le plaisir revient…
Thomas dut donc boucler un nouveau tour de circuit. En s’amusant malgré tout, il s’essouffla dans les serpentins, testa son sens de l’équilibre dans les virages en dévers, prit la mesure de la nervosité de son coup de pédale et de son sens du placement dans les buttes. Prudent, il descendit trop tôt en voltige et, le cœur bondissant d’allégresse, dévala à toute berzingue des pentes déterminées qui n’offraient, pourtant, que des trajectoires incertaines. Lent et pataud, il franchit le rondin et escalada le raidillon heureusement moins glissant qu’il aurait pu l’être s’il avait été détrempé. A la même allure débonnaire, il passa par-dessus les planches sans style ni facilité mais avec encore assez d’avance pour que Nicolas Sergeant (US Métro) ne puisse que l’approcher… Ce n’est qu’alors, excité de devoir défendre SA place que, sprintant avec autant de frénésie que s’il eut été sur la piste, Thomas se donna de nouveau à fond jusqu’à l’arrivée qui, pourtant, n’était pas tout à côté.
De son côté, Louis Richard -- ce jour-là, il disputait sa seconde course en cyclo-cross -- se défendit si bien que l’US Créteil qui n’avait que ces deux franc-tireurs peu cotés à engager parvint tout de même à enlever une troisième place tout à fait inattendue au prix d’équipe…
A la fin, nos deux héros étaient tout de même bien « rétamés »… On le serait à moins !

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avec des photos de DIMITRI CHAMPION





















































































































































































LE VENTOUX DE BOURGOGNE

































